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On tente de refroidir le marché, encore.

SCHL

La SCHL vient d’adopter une nouvelle mesure qui a pour objet de plafonner le nombre de prêts hypothécaire assurés par cette dernière pour chaque banque. Bien qu’on puisse comprendre que le but d’une telle approche soit de diminuer le risque lié aux opérations de titrasation (technique financière qui permet aux banques de regrouper diverses créances dont des prêts hypothécaires, afin de les revendre sur le marché afin de lever d’autres capitaux), on peut aussi y voir un autre geste posé en vue de refroidir le marché immobilier.

Forcément, en plafonnant le nombre de prêts assurés, cela obligera les banques à se financer autrement, ce qui leur fera augmenter leur part de risque, et qui par la bande risque de faire augmenter les taux d’intérêt.

Certains spécialistes pensent même qu’on pourrait voir des augmentations de l’ordre de 0,2 à 0,65%.

L’époque des super taux semble de plus en plus révolue.

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2013/08/06/007-schl-ottawa-titrisation.shtml

La SCHL prévoit un sommet des 15 dernières années

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Le titre de la Presse prend tout son sens quand on regarde les prévisions de la SCHL. Loin d’un ralentissement, le marché immobilier québécois continue à enregistrer des records pour la revente. Bien que les prévisions soient clairement à la baisse en ce qui a trait aux constructions neuves, on ne peut que constater l’optimisme de la SCHL, qui cite la faiblesse des taux d’intérêt et les facteurs démographiques pour expliquer ces données.

Quoi penser de tout ça? Que les propriétés vont continuer à prendre de la valeur et que le marché de la revente est toujours fort. Il y a un début d’inquiétudes quant au nombre de condos bâtis au cours des dernières années et il faudra vraisemblablement attendre quelques années avant de voir les effets de cette « surconstruction ».

Encore des changements sur les hypothèques!

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Il y a eu beaucoup de spéculation au cours des derniers mois au sujet des prêts hypothécaires mais le gouvernement fédéral avait conservé le statut-quo au moment du dernier budget. Plusieurs intervenants avaient exprimé leur désaccord face à une troisième modification aux règles concernant la garantie gouvernementale relative à l’assurance prêt hypothécaire. Pourtant le 21 juin, le gouvernement annonçait la mise en place de nouveaux paramètres concernant les prêts hypothécaires assurés par l’entremise de la SCHL, changement qui s’appliquait à partir du 9 juillet.

-Pour les prêts hypothécaires assurés par la SCHL pour les immeubles résidentiels d’un à quatre logements, le rapport prêt-valeur maximal pour le refinancement d’un  propriétaire occupant passe de 85% à 80%.
-La période d’amortissement maximale passera de 30 ans à 25 ans pour les prêts supérieurs à 80% de la valeur de la propriété.
-Le  prix d’achat maximal pour un achat assuré sera de 1 millions de dollars.
– Le rapport d’amortissement de la dette sera fixé à 39% pour les dettes d’habitation et de 44% pour les dettes totales.

Il va sans dire que si quelqu’un se réveillait d’une hibernation de 5 ans, il serait déboussolé par les changements apportés! De 40 ans, l’amortissement est descendu à 25 ans et d’un refinancement à 95%, il est désormais possible d’y aller seulement à 80%. Le but derrière ces changements est de diminuer l’endettement des ménages, et il est beaucoup plus facile pour un gouvernement de modifier ce qu’il contrôle, la SCHL, que de légiférer sur les taux d’intérêts sur les cartes de crédit par exemple, un fardeau beaucoup plus important pour les ménages. Mais ça, c’est un autre débat.
Bon été!

Les danger du surendettement

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Le surendettement n’est certainement pas le sujet le plus joyeux mais immanquable et essentiel ces temps-ci. Selon Statistique Canada, le taux d’endettement moyen des ménages canadiens a atteint le chiffre record de 152 % du revenu personnel disponible pour le troisième trimestre de 2011. Et la SCHL rappelait dans son Observateur du logement au Canada de 2011 que le taux d’endettement hypothécaire moyen des ménages se situait à 68 % et qu’il s’agit du même ratio qu’au cours des dix dernières années.

Que comprendre de ces données ?

Bien que le prix des propriétés ait augmenté au cours de la dernière décennie, il reste qu’en raison des bas taux d’intérêt disponibles, les ménages continuent de s’endetter. Surtout pour des biens de consommation. Il n’a jamais été aussi facile que maintenant d’acheter aujourd’hui et de payer plus tard, que ce soit pour une voiture, des meubles, etc.

Se trompe-t-on de cible ?

Le gouvernement fédéral songe à modifier les règles d’accession à la propriété. Il jongle avec l’idée d’augmenter la mise de fonds minimum à 7,5 % ainsi qu’à diminuer l’amortissement maximum  de 30 à 25 ans. L’argument? Faire payer moins d’intérêt aux propriétaires.
Nous pensons que la cible n’est pas la bonne. Le réel problème se trouve dans les taux d’intérêt des cartes de crédit ainsi que dans la facilité de se procurer des biens de consommation. Même si une propriété est un actif comportant des dépenses, cela reste un bien qui prend de la valeur avec le temps, tout le contraire d’une voiture ou d’une télévision à écran plat par exemple.
Pour réellement sauver des intérêts, mieux vaut refinancer ses dettes sur l’hypothèque de la maison et consacrer l’économie au remboursement hypothécaire ou à l’établissement d’une épargne en vue de la retraite.

Source:http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201112/30/01-4481825-lendettement-des-menages-preoccupe-la-schl.php