Resserrement hypothécaire; le Québec s’en tire bien

Comme plusieurs je m’attendais à un brutal ralentissement au Québec après l’imposition de nouvelles règles hypothécaires par le Gouvernement fédéral, l’automne dernier mais le coup de frein n’est pas venu.

Selon de nouvelles statistiques publiées à la fin mars par Desjardins, le marché résidentiel du Québec a à peine sursauté suite à l’application des nouvelles règles, même qu’il s’est ressaisi, avec une certaine vigueur, dès le début de 2017.

Les économistes de Desjardins ont comparé le resserrement des conditions d’emprunt de l’automne dernier à celui qui avait eu lieu en 2008. À l’époque, Ottawa avait réduit de 40 à 35 ans la période maximale d’amortissement des prêts hypothécaires, et fait passer de 0 à 5 % la mise de fonds minimale.

Or, le redressement de 2008 coïncidait avec une récession provoquée par la crise immobilière américaine et l’économie québécoise tournait au ralenti.

Par contre, le Québec affichait son taux de chômage le plus bas en quatre décennies (6,5 %) lorsqu’Ottawa a imposé ses nouvelles règles hypothécaires, à l’automne 2016. « Cela a solidifié le marché de l’habitation, qui a résisté aux contraintes des nouvelles règles hypothécaires », souligne Desjardins en ajoutant que « la prudence qui s’imposait l’automne dernier, avant l’entrée en vigueur des mesures plus restrictives pour les emprunts hypothécaires, a fait place à un certain optimisme. »

Le nombre de condos neufs invendus a diminué ce qui a permis le lancement de nouveaux projets.

Mais malgré cette embellie dans le marché de la copropriété, l’offre de condos reste abondante dans toutes les grandes villes du Québec, note Desjardins. Le segment des maisons unifamiliales se révèle beaucoup plus serré et avantage même les vendeurs dans quelques villes, dont Montréal.

Les nouvelles règles hypothécaires imposées par le ministre fédéral des Finances en octobre dernier visent à freiner la croissance de l’endettement des ménages, qui atteint un sommet de tous les temps au Canada. La modification s’applique aux acheteurs qui ont moins de 20 % de mise de fonds, au moment de calculer la valeur maximale du prêt qui peut leur être accordé.

Les calculs sont maintenant faits en fonction du taux affiché par la Banque du Canada plutôt que celui des banques, ce qui peut réduire de plusieurs dizaines de milliers de dollars la somme prêtée.

Avec un impact moindre que prévu de ces mesures au Québec, Desjardins estime que le regain des ventes observé depuis le début de 2017 devrait se poursuivre et entraîner « par ricochet » une légère hausse de la construction neuve.

 

D’après : Le Québec épargné par les éffets du resserrement hypothécaire publié par Maxime Bergeron le 27 mar 2017, La Presse.Canadienne

L’étau des prêteurs hypothécaires se resserre

BSIF prêt hypothécaire

 

 

 

 

 

 

En réponse à une hausse des reprises de finance, de la dette des ménages et de la spéculation fulgurante du prix des propriétés, le Bureau du Surintendant des Institutions Financières (BSIF) essaie de reprendre le contrôle du marché hypothécaire et émet un avertissement strict à cet effet pour contrer la vulnérabilité des institutions financières du pays.

Préoccupé par l’impact d’un contexte de ralentissement économique pour les institutions financières, les mesures entreprises concernent notamment un appel à l’effort et à la responsabilité de la part des différentes institutions financières et d’autres fournisseurs de prêts hypothécaires. Les principales cibles à surveiller de près lors de la souscription des prêts sont la vérification des revenus des emprunteurs, le ratio de couverture de la dette, la conformité aux normes des prêts et la fiabilité de l’évaluation foncière.

Par conséquent, attendons-nous à ce que les délais, suivant une étude plus approfondie et plus rigoureuse dans le traitement des dossiers soumis, allongent.

Le but ultime de cette démarche vise à stabiliser le marché et s’assurer que les nouveaux intrants soient adéquatement qualifiés, solvables et non vulnérables. Ces précautions contrent également la souscription de prêts aux mauvaises créances et l’évolution des bulles immobilières.

En conclusion, l’accès à la propriété ne ressemble en rien à l’achat d’une voiture. Il faut impérativement être sérieux, réfléchi, préparé. Un bris d’hypothèque est couteux pour vous, pour l’institution, pour la société : une reprise de finance, en est un de trop un point c’est tout.

Si vous avez entamé des démarches ou êtes sur le point de le faire, l’apport d’un professionnel est sans doute un atout non négligeable vers l’approbation de votre demande de financement.

On ne le dira jamais assez 😉

Un appel à la prudence

Nicolas Marceau

Le ministre des Finances Nicolas Marceau invite le gouvernement fédéral à la prudence quant au resserrement des règles hypothécaires. On se souvient que son homologue fédéral, Jim Flaherty, avait laissé entendre qu’il pourrait être tenté de calmer le marché avec une autre modification à ces fameuses règles. Rappelons que les règles ont été changées 4 fois au cours des dernières années, rabaissant entre autre les années d’amortissement et diminuant les ratios d’endettement pour les refinancements.

Le Canada est un vaste pays avec des marchés très différents et il est loin d’être évident qu’une politique pan-canadienne soit adéquate. Montréal n’est certainement pas Toronto et Vancouver, leurs réalités économiques sont totalement différentes, tout comme leurs marchés de l’habitations respectifs.

Une autre mesure pour freiner le marché pourrait, au contraire, le faire reculer au Québec. Il faut être très prudent présentement.

Via: http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2013/11/20131118-151728.html

Des nouvelles du budget fédéral et de la Banque du Canada

banque_canada
Depuis le début de la crise financière que nous traversons, le gouvernement fédéral a resserré les règles hypothécaires trois fois. Les travailleurs autonomes, les propriétés à revenus, la mise de fonds minimum, le refinancement et l’amortissement, à peu près tout y a passé. Ces resserrements ont été apportés, paraît-il pour diminuer l’endettement des ménages en restreignant l’accès à la propriété et en freinant l’usage abusif du refinancement hypothécaire. Qu’on soit pour ou contre ces changements, toujours est-il que le marché de l’habitation canadien  a survécu à la secousse économique.

Plusieurs intervenants anticipaient des modifications mais le gouvernement conservateur en a décidé autrement en laissant plutôt le soin au marché de régler les problèmes d’endettements.

C’est bon signe si vous pensez acheter une propriété à revenus par exemple ou si vous voulez refinancer l’hypothèque de votre propriété pour éliminer quelques dettes et bénéficier des taux d’intérêt actuels.

Source : http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/immobilier-ottawa-ne-veut-plus-resserrer-les-regles-hypothecaires/542946

Du côté de la Banque du Canada

Bientôt, des signes sont à prévoir du côté de la Banque du Canada pour préparer l’ensemble du marché à une augmentation de son taux directeur. Le mot clé ici est même une normalisation du taux d’intérêt directeur. À 1%, ce taux est maintenu à ce faible seuil pour stimuler l’économie mais en raison de la croissance des derniers mois, la Banque du Canada cherchera petit peu à petit peu à l’augmenter.

Il reste encore un peu de temps à ceux qui ont une hypothèque à taux variable ou une marge de crédit hypothécaire pour bénéficier des bas taux actuels. Et c’est tant mieux!

Source : http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201204/16/01-4515615-banque-du-canada-le-statu-quo-nen-a-plus-pour-longtemps.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS6