Se protéger des prêteurs irresponsables

Mon dernier écrit démontrait que les prêteurs ne vérifiaient pas la capacité de remboursement des clients avant de leur offrir une carte de crédit ou d’augmenter leur limite.

Lise Bouchard de l’ACEF de l’Outaouais affirme qu’il est fréquent que les gens obtiennent du crédit sans aucune vérification, alors qu’ils n’ont pas d’emploi, qu’ils sont sur l’aide sociale et que leur capacité de rembourser est à peu près nulle.

Elle venait justement de discuter avec le père d’un jeune schizophrène qui reçoit de l’aide sociale depuis des années. Desjardins lui a accordé une carte de crédit sans jamais vérifier quoi que ce soit. Il se retrouve aujourd’hui avec des dettes de 10 000 $ qu’il ne pourra jamais rembourser.

Il serait grand temps d’intégrer le principe du « prêteur responsable » dans la Loi sur la protection du consommateur (LPC). Cela donnerait l’obligation aux prêteurs de vérifier la capacité de remboursement de leurs clients avant de leur accorder un nouveau prêt.

Évidemment, les consommateurs ont aussi leur part de responsabilité. Voici quelques idées pour éviter de se retrouver face à un mur.

1 – Il n’y a pas de secret : faites votre budget. Tout le monde devrait en avoir un ! C’est tellement simple. On voit combien on gagne, combien on dépense. On ne peut pas faire semblant que ce sont d’autres chiffres.

2 – Prévoyez les imprévus. Accumulez de l’argent tous les mois pour l’achat d’un climatiseur, pour la toiture qui sera à refaire dans une dizaine d’années. Les 10 000 $ à 15 000 $ ne tomberont pas du ciel !

3 – Économisez votre paiement auto. Au lieu de remplacer immédiatement votre voiture à la fin du prêt, conservez la plus longtemps tout en économisant l’équivalent des anciens paiements afin de payer comptant la prochaine voiture, du moins en partie.

4 – Attention à la maison. Ne vous fiez pas aux banques pour savoir quel prix payer. Leurs ratios sont trop audacieux et mal conçus. Si vous les écoutez, vos obligations mensuelles (hypothèques, taxes, remboursement des autres dettes) pourraient atteindre 44 % de vos revenus bruts. Après avoir payé vos impôts, il ne vous restera pas grand-chose pour vivre ! Il vaudrait mieux ne pas dépasser 35 % de vos revenus nets.

5 – Gare à la pensée magique. Les jeunes ont un sentiment de puissance : ils se disent qu’ils vont bientôt gagner un bon salaire, que tout va toujours aller mieux. Mais dans la vie, c’est rarement comme ça. C’est souvent plus long.

 

D’après : Les prêteurs irresponsables publié par Stéphanie Grammond le 26 février 2017, La Presse Canadienne dans La Presse+

L’étau des prêteurs hypothécaires se resserre

BSIF prêt hypothécaire

 

 

 

 

 

 

En réponse à une hausse des reprises de finance, de la dette des ménages et de la spéculation fulgurante du prix des propriétés, le Bureau du Surintendant des Institutions Financières (BSIF) essaie de reprendre le contrôle du marché hypothécaire et émet un avertissement strict à cet effet pour contrer la vulnérabilité des institutions financières du pays.

Préoccupé par l’impact d’un contexte de ralentissement économique pour les institutions financières, les mesures entreprises concernent notamment un appel à l’effort et à la responsabilité de la part des différentes institutions financières et d’autres fournisseurs de prêts hypothécaires. Les principales cibles à surveiller de près lors de la souscription des prêts sont la vérification des revenus des emprunteurs, le ratio de couverture de la dette, la conformité aux normes des prêts et la fiabilité de l’évaluation foncière.

Par conséquent, attendons-nous à ce que les délais, suivant une étude plus approfondie et plus rigoureuse dans le traitement des dossiers soumis, allongent.

Le but ultime de cette démarche vise à stabiliser le marché et s’assurer que les nouveaux intrants soient adéquatement qualifiés, solvables et non vulnérables. Ces précautions contrent également la souscription de prêts aux mauvaises créances et l’évolution des bulles immobilières.

En conclusion, l’accès à la propriété ne ressemble en rien à l’achat d’une voiture. Il faut impérativement être sérieux, réfléchi, préparé. Un bris d’hypothèque est couteux pour vous, pour l’institution, pour la société : une reprise de finance, en est un de trop un point c’est tout.

Si vous avez entamé des démarches ou êtes sur le point de le faire, l’apport d’un professionnel est sans doute un atout non négligeable vers l’approbation de votre demande de financement.

On ne le dira jamais assez 😉

Se dépêcher ou pas à rembourser son prêt hypothécaire?

jailemeilleurtaux.com

 

 

 

 

Alors là, il s’agit d’une des questions les plus importantes à se poser quand on est propriétaire. Vaut-il mieux se dépêcher à rembourser son hypothèque pour économiser de l’intérêt ou est-il préférable d’investir cet extra dans sa retraite?

Il y a tellement de facteurs à considérer dans cette question et c’est véritablement en se connaissant que nous pouvons avoir un début de réponse. Dans tous les cas, un bon conseiller en sécurité financière peut vous aider à démarrer une réflexion sur la retraite et commencer un plan.

À partir de là, on le suit!

Source: http://www.journaldemontreal.com/2016/05/01/devriez-vous-vous-presser-pour-payer-votre-hypotheque

Un banquier demande un resserrement des règles

ed clark

Étonnante sortie récemment du dirigeant de la Banque TD Canada Trust. En effet, Ed Clark demande au gouvernement fédéral de poursuivre sa politique de resserrement des prêts hypothécaire.

Étonnante surtout car provenant d’un de ceux qui s’enrichissent le plus en collectant l’intérêt des dettes des ménages.

Reste qu’il est fort sage de modérer sa consommation, de rembourser ses dettes, d’épargner et de bien planifier sa retraite.

Source: http://affaires.lapresse.ca/economie/services-financiers/201409/16/01-4800794-la-banque-td-appelle-ottawa-a-resserrer-encore-les-prets.php

Renouvellement à l’aveuglette

fermer les yeux

Un des pires fléaux que nous voyons est le fait que trop d’emprunteurs ne magasinaient pas à leur renouvellement hypothécaire.

Il y a quelques années, la SCHL avait indiqué que près de 85% des emprunteurs renouvelaient leur hypothèque dans la même institution financière. Des chiffres encore plus sombres, publiés dans le Journal de Montréal récemment, indiquent que 44%  des propriétaires canadiens acceptent l’offre du prêteur sans trop de négociation ou de comparaison.

C’est véritablement affreux! Il s’agit habituellement du plus gros poste de dépense d’un foyer et beaucoup beaucoup trop de propriétaires acceptent l’offre de leur banque rapidement. Pour un courtier hypothécaire, c’est un cauchemar! Notre but étant de faire économiser un maximum d’argent à nos clients, ce comportement est véritablement à l’opposé de nos recommandations.

Oui ce n’est pas passionnant de magasiner son hypothèque, oui vous manquez de temps (comme tout le monde!) et vous ne tenez pas à chambouler l’ensemble de vos opérations bancaires. J’entend cela à tous les jours. Et oui, il y a peu de prêteurs au Canada, donc moins de concurrence et donc l’habitude de magasiner est moins ancrée chez les propriétaires.

Une heure. C’est tout ce que je demande. En une heure, nous avons le temps de faire une analyse de la situation de nos clients, de comprendre leurs besoins et de voir ce qu’il y a de disponible sur le marché. En 2014, nous avons fait économiser 18 000$ en 5 ans à un client en comparaison avec ce que sa banque lui offrait. Seulement sur le taux d’intérêt!

C’est une heure payante ça!

Source: http://www.journaldemontreal.com/2014/08/28/la-majorite-des-prets-renouveles-a-laveugle#.VAFT8ks6ORQ.facebook

Neutralité affichée à la Banque du Canada

banque du canada

Le mois dernier, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1%. Cela  fait bientôt 3 ans que le taux n’a pas bougé.

J’ai longtemps réfléchi à la neutralité, comme quoi le taux pourrait aller de côté comme de l’autre.

Verrait-on une baisse du taux directeur pour un temps? Je n’y crois pas beaucoup, mais qui sait où les taux peuvent aller. Qui aurait cru voir de son vivant un taux directeur à 0,25%…

Baisse de taux en Europe

bce

On sait à point l’économie est mondialisée et que nous vivons tous la même crise. Il est intéressant de noter la baisse du «taux de prêt marginal»  par la Banque Centrale Européenne sensiblement en même temps que chez nous, la Banque du Canada laisse entendre que son taux directeur ne baissera pas dans un avenir rapproché.

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/07/20002-20131107ARTFIG00634-baisse-surprise-des-taux-de-la-bce.php

Et si les taux ne montaient pas?

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J’ai lu la chronique de Bernard Mooney il y a quelques jours dans Les Affaires et j’ai été frappé par son réalisme. Tellement que j’emprunte son titre! D’ailleurs, je vous en conseille la lecture. Comme pratiquement tous les experts du milieu, je n’ai cessé d’appréhender une hausse des taux parce que ces taux, si bas et jamais vus dans l’histoire, ne pouvaient êtres qu’un épisode de courte durée. Mais l’économie n’est pas pleinement repartie. Voilà le joker imprévisible.

La Banque du Canada, dans son dernier exercice, a changé le ton de son message. Au lieu de préparer le terrain à une hausse future, elle a plutôt mentionné que sa politique monétaire stimule l’économie de manière efficace. On entend ici qu’une hausse du taux directeur pourrait affecter directement la relance souhaitée.

Des économies avec le taux variable!

J’ai envoyé une statistique plus tôt cette année expliquant que moins de 10% des hypothèques ont été prises à taux variable en 2013. Ces chiffres risquent de changer de beaucoup. Un contexte semblable est fort invitant pour les taux variables. Avec la montée des taux fixes qu’on a connue au début de l’été dernier, l’écart entre les deux types de taux est de pratiquement 1% maintenant. Cette différence est importante et elle peut justifier le fait d’y aller en variable. Si on combine l’écart entre les taux et le fait que la hausse du taux directeur soit remise aux calendes grecques, le taux variable devient le produit souhaitable, le produit qui nous fasse économiser beaucoup d’argent, des sommes pouvant totaliser quelques milliers de dollars au bout du compte!

Source : http://www.lesaffaires.com/archives/les-affaires/et-si-les-taux-ne-montaient-pas-/563122#.UnloQflWxnM

Le taux directeur maintenu à 1% jusqu’en 2016?

banque du canada

Des économistes de la Banque Scotia y vont d’une prédiction audacieuse. Ils laissent entendre que le taux directeur de la Banque du Canada pourrait rester a 1% jusqu’en 2016.

Plusieurs s’attendaient à voir une augmentation à partir de la mi-année 2014, mais peu imaginent aujourd’hui que le taux, à ce niveau depuis 2010, puisse perdurer aussi longtemps à ce bas niveau.

Si cette prédiction se maintient, les gagnants seront… tous ceux au taux variable!

Source: http://affaires.lapresse.ca/economie/macro-economie/201310/03/01-4696187-la-banque-du-canada-maintiendra-de-bas-taux-selon-la-scotia.php

Sortie du rapport d’habitation de la SCHL pour le mois d’août

SCHL

Nous avons reçu dernièrement le rapport sur le marché de l’habitation en date du mois d’août (diffusé en septembre) pour la grande région métropolitaine de la SCHL.

Quelques faits saillants intéressants à noter:

– Depuis le début 2013, les mises en chantier accusent un baisse généralisée (de 25% et de 41% respectivement pour les construction de copropriétés et les constructions individuelles

– La construction a diminué dans tous les secteurs sauf sur la rive-sud (33% à Montréal, 60% à Laval, 17% sur la rive-nord et 8% dans Vaudreuil-Soulanges. 17% d’augmentation sur la rive-sud)

Il sera intéressant de constater l’effet de ces baisses sur les valeurs à venir.