Devrait-on rendre l’inspection pré-achat obligatoire?

Depuis plusieurs mois, le marché immobilier connaît un boom inégalé. Les prix des résidences augmentent, les acheteurs sont très nombreux, les maisons disponibles se font rares et les surenchères ont la cote. C’est une véritable course contre la montre pour les acheteurs. Conséquence? Plusieurs d’entre eux acceptent de signer une promesse d’achat sans inspection.

Le droit civil reconnaît les vices apparents comme la responsabilité de l’acheteur. Sans inspection, il n’a aucun recours en cas de vices apparents découverts après la conclusion de la transaction. L’acheteur doit donc se protéger avec une inspection liée à sa promesse d’achat. De plus, la majorité de ces vices (infiltrations d’eau et  moisissures par exemple) ne sont souvent visibles que par des inspecteurs en bâtiment professionnels.

Ce sont des milliers voir des dizaines de milliers de dollars en travaux qui doivent être assumés par le nouveau propriétaire après l’achat. Une négligence qui peut apporter beaucoup de mauvaises surprises à court et long terme et ce, même avec un bâtiment neuf.

Malheureusement, avec cet empressement à trouver une maison dans le marché immobilier actuel, plusieurs acheteurs sont imprudents dans le seul but de faire accepter leur offre d’achat. Ils sont en concurrence avec plusieurs autres candidats et ils renoncent à l’inspection préachat qui les aurait sinon protégé. Ils laissent ainsi les choses au hasard pour un des achats les plus importants de leur vie.

La prudence est fondamentale même dans le marché débalancé que nous avons présentement. Une maison de rêve pour laquelle on a souvent travaillé une partie de notre vie peut vite se transformer en cauchemar. Acheteriez-vous une voiture sans l’avoir conduite et examinée?

D’après: Acheter sans inspection, un pari coûteux par Richard Olivier (TVA Nouvelles) Le Journal de Montréal, 23 mars 2021.

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